Exemple : il est possible de prévoir une négociation tous les ans, tous les 2 ans, tous les 3 ans, tous les 4 ans, mais pas tous les 5 ans.
05/01/2026 • Article
En complément du volet lié aux transitions et reconversions professionnelles, cette loi contient un certain nombre de mesures destinées à améliorer et faciliter l’emploi des salariés « expérimentés » (aussi appelés salariés « seniors ») qui sont détaillées ci-dessous.
La loi acte la création d’une nouvelle négociation obligatoire en entreprise portant sur « l’emploi, le travail et l’amélioration des conditions de travail des salariés expérimentés, en considération de leur âge ».
Cette nouvelle obligation concerne les entreprises et groupes d’au moins 300 salariés, dans lesquels sont constituées une ou plusieurs sections syndicales d’organisations représentatives.
Il s’agira donc d’un thème à aborder en plus des deux grandes négociations périodiques déjà prévues (rémunération, temps de travail et partage de la valeur ajoutée d’une part, égalité professionnelle et qualité de vie et des conditions de travail d’autre part).
Il sera possible d’aménager les modalités de la négociation sur ce thème au moyen d’un « accord de méthode ». Les entreprises et les groupes concernés pourront donc négocier sur les thèmes à aborder, mais également sur le calendrier et les lieux de réunions, les informations à communiquer au préalable, etc.
La périodicité des discussions fera partie des points ouverts à la négociation, mais avec la limite habituellement prévue en matière de négociation obligatoire : la négociation devra se tenir au moins tous les 4 ans (périodicité d’ordre public).
Exemple : il est possible de prévoir une négociation tous les ans, tous les 2 ans, tous les 3 ans, tous les 4 ans, mais pas tous les 5 ans.
À défaut d’accord collectif « de méthode » fixant les modalités de la négociation obligatoire, l’entreprise relèvera du régime supplétif défini par le code du travail.
Selon ce régime, les discussions sur les salariés expérimentés devront avoir lieu tous les 3 ans.
Cette négociation doit être précédée d’un diagnostic sur la situation de ces salariés et porte sur les thèmes obligatoires suivants :
Un décret publié au JO du 28 décembre 2025 détermine les informations nécessaires au diagnostic préalable aux négociations : celui-ci doit être fait au regard notamment des 4 domaines de négociation obligatoire sus mentionnés.
Le diagnostic doit s’appuyer, dans la branche, sur des indicateurs pertinents, reposant sur des éléments chiffrés pour chacun de ces 4 domaines de négociation.
Pour les entreprises, le diagnostic est fondé notamment sur :
Cette négociation peut également porter notamment sur :
La loi prévoit cette obligation de négocier également au niveau de la branche, au moins une fois tous les 4 ans. La Branche des travaux publics est en train d’étudier le moyen de se saisir de ce sujet.
ATTENTION: la loi du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 met en place un malus sur les cotisations à la charge de l’employeur au titre de l’assurance vieillesse et de l’assurance veuvage en l’absence de négociation ou, à défaut d’accord, d’un plan d’action annuel.
Le malus est déterminé par voie réglementaire, en fonction des efforts constatés dans l’entreprise en faveur de l’emploi des seniors ainsi que des motifs de sa défaillance, sur la base de critères clairs.
La loi crée à titre expérimental, pour une durée de 5 ans à compter de la promulgation de la loi (soit jusqu’au 24 octobre 2030) un contrat de travail spécifique appelé « contrat de valorisation de l’expérience » (CVE). Ce contrat qui est un CDI, peut être conclu par toute entreprise et toute personne réunissant, au moment de l’embauche, les conditions suivantes :
Lors de la signature du contrat, le salarié remet à l’employeur un document de Caisse nationale d’assurance vieillesse mentionnant la date prévisionnelle à laquelle, le cas échéant, il remplira les conditions pour bénéficier d’une retraite à taux plein. En cas de réévaluation ultérieure de cette date, il devra lui transmettre un document actualisé
Dans le cadre d’un CDI de droit commun, tant que le salarié n’a pas atteint l’âge de 70 ans, le fait qu’il remplisse les conditions d’âge légal de départ à la retraite et de durée d’assurance pour une retraite à taux plein ne suffit pas à justifier une mise à la retraite imposée par l’employeur. Son accord est nécessaire.
Dans le cadre du CVE, l’employeur pourra mettre d’autorité à la retraite le salarié, sans avoir besoin de passer par la procédure d’interrogation de droit commun, une fois que l’intéressé :
Cette mise à la retraite s’accompagne du versement d’une indemnité pour le salarié, soumise à une contribution patronale de 30 % exonérée jusqu’au 31 décembre 2028.
Si ni les conditions de cette mise à la retraite dérogatoire ni celles d’une mise à la retraite de droit commun ne sont réunies, la rupture du contrat par l’employeur s’analyse en un licenciement.
Le décret publié au JO du 28 décembre 2025 abroge le CDD senior et les articles règlementaires correspondants à compter du 29 décembre.
Pour favoriser le maintien en activité des salariés expérimentés, la loi prévoit différentes mesures destinées à faciliter les aménagements de fin de carrière :
En pratique, l’indemnité serait en tout ou partie fractionnée et versée de manière anticipée chaque mois pour compenser la perte de rémunération liée au passage à temps partiel (ou à temps réduit). Lors du départ définitif du salarié à la retraite, si la totalité de l’indemnité n’a pas été affectée à cette perte de rémunération, l’employeur devra alors verser au salarié le reliquat.
Si vous souhaitez conclure un accord sur ce point dans votre entreprise, nous vous invitons à vous rapprocher de la FNTP via social@fntp.fr
La limitation à trois du nombre de mandats successifs de membre de la délégation du personnel au CSE (comité social et économique), qui s’imposait jusqu’à présent dans les entreprises d’au moins 50 salariés est supprimée.
Cette suppression est effective depuis le 26 octobre 2025.
Les membres du CSE restent élus pour quatre ans, mais ils peuvent désormais être réélus autant de fois qu’ils le souhaitent, sans limite de mandats.
La loi permet l’application de plusieurs dispositions des accords conclus par les partenaires sociaux sur l’assurance chômage sous réserve d’agrément ministériel :
19/06/2026 • Décryptage
Retrouvez le décryptage des dernières jurisprudences relatives aux représentants du personnel et aux salariés protégés (élections professionnelles, mandats des représentants du personnel, rupture du contrat des salariés protégés etc...)
19/06/2026 • Article
L’avantage en nature consiste « dans la fourniture ou la mise à disposition d’un bien ou d’un service, permettant au salarié de faire l’économie de frais qu’il aurait dû normalement supporter » (1). Il s’analyse à ce titre en un élément de rémunération, en tant que tel soumis à charges sociales (2).
16/06/2026 • Article
Dans un contexte d’évolution des règles encadrant la gestion des arrêts de travail et le suivi des salariés, plusieurs décrets ont été publiés au journal officiel du 12 juin 2026. L'un encadre désormais plus strictement la durée des arrêts maladie et leurs renouvellements tandis que l'autre introduit une limitation de l’obligation d’organiser une visite médicale de reprise sous certaines conditions.
15/06/2026 • Article
Dans un communiqué du 5 juin 2026, le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) a annoncé le gel du paramètre du SMIC dans la formule de calcul du RDGU. Cette mesure a été confirmée par le décret du 12 juin 2026, ce qui conduit à retenir le salaire minimum applicable au 1er janvier 2026 (12,02 €) et non le SMIC revalorisé au 1er juin 2026 (12,31€). A titre de tolérance, le BOSS indique que la formule de calcul des allègements issu du décret sur le gel du barème peut ne pas être appliquée aux salariés dont le contrat de travail a pris fin entre le 1er et le 30 juin 2026.
10/06/2026 • Article
Le congé maternité est une période légale - obligatoire - pendant laquelle une salariée cesse de travailler avant et après la naissance de son enfant. Le contrat de travail est alors suspendu sans être rompu. Pendant cette période, elle peut – sous réserve de remplir certaines conditions - percevoir des indemnités journalières versées par la Sécurité Sociale (IJSS) et des indemnités complémentaires versées par l’employeur.
02/06/2026 • Article
Prévu par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, le congé supplémentaire de naissance pourra être mis en œuvre à partir du 1er juillet 2026, suite à la publication des décrets d’application au Journal officiel du 31 mai.
27/05/2026 • Article
Face à un épisode de chaleur exceptionnel et précoce, notamment dans l'Ouest du pays, le réseau CIBTP France ouvre dès le 26 mai la recevabilité des arrêts intempéries pour motif de canicule, afin de permettre aux entreprises d’adapter l’organisation des chantiers et garantir la protection de la santé des salariés.