21/10/2026 • Article
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Le 15 septembre 2026, la Commission européenne a présenté son nouvel ensemble de mesures en faveur d'une « Mobilité équitable de la main-d’œuvre ». Le but premier de ce paquet est de garantir les droits des travailleurs dans toute l’Europe, favoriser la transparence et la coopération entre les autorités nationales, tout en réduisant les obstacles administratifs au travail transfrontalier. Il a également pour vocation d’être une des solutions au manque de main d’œuvre généralisé dans certains pays européens. En effet, selon les chiffres de la Commission, 14 millions de citoyens vivent ou travaillent dans un autre pays européen, 3,64 millions de citoyens travaillent temporairement dans un autre pays européen, et 30% des PME subissent le manque de main d’œuvre, citant en premier frein la réglementation.
Ce paquet comporte une communication et cinq propositions législatives, organisées autour des volets suivants :
En bref, le paquet simplifierait l’exercice des droits à la sécurité sociale d’un pays à l’autre, faciliterait la reconnaissance des qualifications et protègerait travailleurs et entreprises contre les pratiques déloyales.
Architectes, électriciens, enseignants et autres professionnels verraient leurs qualifications reconnues plus rapidement dans toute l’UE, ce qui permettrait de combler les besoins en compétences là où ils se font sentir.
Le Passeport européen de sécurité sociale (ESSPASS) est une initiative visant à numériser les documents de sécurité sociale utilisés lorsqu’une personne travaille, réside ou se déplace dans un autre Etat membre.
L’objectif est double :
La proposition de règlement prévoit notamment :
À ce stade, le texte reste une proposition législative qui doit être négociée et adoptée par le Parlement européen et le Conseil.
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Règlement sur la portabilité des compétences créant un standard numérique UE pour les qualifications |
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Révision de la directive 2005/36/CE accélérant les procédures de reconnaissance des qualifications |
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Nouvelle directive sur la reconnaissance des qualifications des ressortissants de pays tiers |
Dans le cadre du paquet « Mobilité équitable de la main-d’œuvre », l’initiative sur la transférabilité des compétences permettra aux professionnels, aux employeurs et aux pouvoirs publics de mieux comprendre et reconnaître les qualifications obtenues dans un autre pays de l’UE.
Pour la première fois, elle instaurera des règles communes pour les ressortissants de pays tiers et les citoyens de l’UE titulaires de qualifications obtenues en dehors de l’UE.
Cette initiative devrait contribuer à réduire les pénuries et les inadéquations de compétences au sein du marché unique, tout en aidant l’UE à attirer des talents du monde entier.
A savoir, une qualification est un résultat formel d’évaluation et de validation des acquis. Une compétence est une capacité à appliquer des connaissances et un savoir-faire.
Attention, cette proposition de règlement faciliterait la présentation, la comparaison et la vérification des qualifications, mais ne crée pas de reconnaissance automatique générale des diplômes entre États membres.
La proposition de règlement prévoit notamment :
La Commission européenne a présenté le 15 septembre 2026 une proposition de révision de la directive 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles, dans le cadre du du paquet « Mobilité équitable de la main-d’œuvre ».
Cette directive encadre la reconnaissance des qualifications nécessaires pour exercer une profession réglementée dans un autre État membre. Une profession est dite réglementée lorsque son accès ou son exercice est soumis à la possession de qualifications professionnelles déterminées par la réglementation nationale.
Par exemple, la profession d’architecte est réglementée selon les États membres, avec des conditions spécifiques pour pouvoir l’exercer.
Aujourd’hui, les professionnels souhaitant exercer une profession réglementée dans un autre pays européen peuvent rencontrer des difficultés administratives : délais de reconnaissance importants, documents multiples, traductions, procédures différentes selon les pays, etc.
L’objectif de la révision est donc de simplifier, accélérer et numériser les procédures de reconnaissance des qualifications professionnelles, afin de faciliter la mobilité des travailleurs et de répondre aux pénuries de compétences dans l’Union européenne.
La proposition de révision prévoit notamment :
Une meilleure articulation avec la reconnaissance des qualifications obtenues hors de l’UE : la révision prévoit des adaptations pour assurer la cohérence avec la nouvelle initiative européenne relative à la reconnaissance des qualifications acquises dans des pays tiers. L’objectif est notamment d’éviter des différences de traitement injustifiées entre ressortissants européens et ressortissants de pays tiers possédant des qualifications obtenues hors de l’Union.
Pour compléter les deux propositions précédentes, la Commission européenne a également présenté une proposition de directive relative à la reconnaissance des qualifications des ressortissants de pays tiers, c’est-à-dire des personnes qui ne possèdent pas la nationalité d’un État membre de l’Union européenne.
L’objectif est de faciliter le recrutement et l’intégration professionnelle de travailleurs ressortissants de pays tiers, en simplifiant les procédures de reconnaissance leurs diplômes, leurs qualifications et leurs compétences dans l’UE.
Actuellement, ces travailleurs peuvent rencontrer d’importantes difficultés pour faire reconnaître leurs qualifications, notamment lorsqu’elles ont été obtenues en dehors de l’Union européenne. Les procédures sont souvent longues, coûteuses et très différentes selon les États membres.
Selon l’analyse d’impact de la Commission, une procédure de reconnaissance prend en moyenne 14,2 mois et coûte environ 1 500 euros aux demandeurs concernés.
Le texte vise notamment à répondre aux pénuries de main-d’œuvre et de compétences dans plusieurs secteurs stratégiques, dont la construction et l’ingénierie, explicitement identifiées par la Commission.
Contrairement à la révision de la directive 2005/36/CE, cette proposition ne concerne pas uniquement les professions réglementées. Elle couvre deux situations distinctes :
La proposition de directive prévoit notamment :
L’Autorité européenne du travail (ELA) a été créée en 2019, par le règlement (UE) 2019/1149. Son objectif est de faciliter la mobilité des travailleurs au sein de l’UE, tout en garantissant le respect des règles sociales, notamment en matière de détachement. Basée à Bratislava, elle soutient la coopération entre administrations nationales, coordonne les inspections transfrontalières et contribue à la lutte contre la fraude sociale et le travail non déclaré.
La Commission européenne a présenté le 15 septembre 2026 une proposition de règlement visant à renforcer les compétences et les moyens d’action de l’Autorité européenne du travail dans le cadre du paquet « Mobilité équitable de la main-d’œuvre ».
La proposition vise principalement à renforcer l’efficacité des contrôles transfrontaliers, améliorer la coopération entre administrations nationales et lutter contre la fraude sociale et les pratiques de concurrence déloyale.
La proposition prévoit cinq évolutions :
03/08/2026 • Article
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22/07/2026 • Article • Fiche pratique
L'Europe est souvent perçue comme lointaine ou complexe. Pourtant, ses décisions, ses financements et ses programmes peuvent avoir un impact concret sur les infrastructures, les entreprises et les métiers des travaux publics. Tout au long de l'été, découvrez L'Europe concrète, une série de fiches pratiques pour mieux comprendre les principaux dispositifs européens qui concernent notre secteur. Politique de cohésion, Mécanisme pour l’interconnexion en Europe, Horizon Europe, Global Gateway, Erasmus+… Chaque semaine, nous vous proposons un décryptage simple et accessible d'un programme ou d'un acteur clé. Notre objectif : vous donner les clés pour comprendre comment l'Union européenne soutient l'investissement, l'innovation, les compétences et le développement des infrastructures, et identifier les opportunités qu'elle offre aux entreprises de travaux publics.
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Le 10 juin 2026, la Commission européenne a présenté une nouvelle stratégie en faveur des îles, accompagnée d'une stratégie dédiée aux communautés côtières. L'objectif est de mieux prendre en compte les spécificités de ces territoires dans les politiques européennes et de renforcer leur développement économique, leur résilience et leur qualité de vie. Les quelque 4 000 îles habitées de l'Union européenne concentrent en effet de nombreux défis : éloignement, surcoûts liés à l'insularité, vulnérabilité climatique, dépendance énergétique ou encore difficultés d'accès aux services. Pour y répondre, la Commission entend mieux mobiliser les financements européens existants et adapter plusieurs cadres réglementaires.
15/07/2026 • Article
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07/07/2026 • Article
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07/07/2026 • Article
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06/07/2026 • Article
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22/06/2026 • Article
Adoptée le 4 mars 2026, la nouvelle stratégie portuaire de l'Union européenne place les ports au cœur de la compétitivité, de la souveraineté et de la transition écologique de l'Europe. Face aux tensions géopolitiques, aux défis climatiques et à la concurrence internationale, la Commission européenne entend accélérer les investissements dans les infrastructures portuaires et leurs connexions avec les territoires. Les ports européens représentent un maillon essentiel de l'économie de l'Union : ils assurent près de 74 % des échanges extérieurs, accueillent près de 400 millions de passagers chaque année et constituent des infrastructures stratégiques pour l'approvisionnement énergétique, la mobilité militaire et les chaînes logistiques.