11/07/2024 • Article • Anne-Claude COUDEVYLLE-CARETTE
accord du 11 mai 2023
Entretien professionnel
Périodicité
Depuis la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, sont tenues d’organiser au bénéfice de leurs salariés, des entretiens professionnels.
L’entretien professionnel doit en principe avoir lieu au minimum tous les 2 ans à compter de la date d’embauche du salarié. Tous les 6 ans, l’entretien professionnel doit faire l’objet d’un état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié.
La loi permet toutefois de modifier la périodicité des entretiens professionnels par accord d’entreprise ou, à défaut, par accord de branche.
Les partenaires sociaux des Travaux Publics ont décidé, à l’occasion de la négociation de l’accord du 11 mai 2023 relatif à la co-construction dans le cadre du compte personnel de formation d’en modifier la périodicité afin de faire de l’entretien professionnel un moment clé pour accompagner les salariés à être acteurs de leur évolution professionnelle.
Cet accord vient d’être étendu par un arrêté en date du 22 mars 2024 et est applicable à toutes les entreprises de Travaux Publics.
Le salarié bénéficie désormais d’un entretien professionnel tous les 3 ans (et non plus tous les 2 ans), tout en maintenant tous les six ans l’entretien d’état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié.
Cette nouvelle périodicité s’applique aux cycles d’entretien en cours et aux cycles d’entretien suivants.
Cet entretien est consacré aux perspectives d’évolution professionnelle du salarié, notamment en termes de qualifications et d’emploi.
Il constitue le moment privilégié pour aborder le parcours professionnel du salarié, échanger avec lui sur ses perspectives d’évolution au sein de l’entreprise au regard notamment des évolutions prévisibles des emplois, métiers, compétences et certifications, ainsi que sur les dispositifs d’accompagnement pouvant être mobilisés à l’appui d’un projet d’évolution professionnelle.
En revanche, il ne porte pas sur l’évaluation du travail du salarié, l’entretien annuel d’évaluation ayant vocation à faire le bilan de l’année écoulée (missions et activités réalisées au regard des objectifs fixés, difficultés rencontrées, points à améliorer, etc.), à fixer les objectifs professionnels et les moyens à mettre en œuvre pour l’année à venir.
Lors de l’entretien professionnel, l’employeur doit remettre au salarié des informations relatives à la validation des acquis de l’expérience, au conseil en évolution professionnelle, à l’activation par le salarié de son compte personnel de formation, aux abondements de ce compte que l’employeur est susceptible de financer.
En application de l’accord de branche du 11 mai 2023, les entreprises de Travaux Publics sont également invitées à évoquer avec le salarié l’opportunité pour lui de mobiliser son CPF, de lui présenter les formations sur lesquelles il s’est engagé à co-construire et de l’informer des différentes possibilités de co-construction.
Au cours de l’entretien, le salarié peut présenter lui-même des demandes de co-construction d’une formation, en dehors des cas listés par l’entreprise.
L’employeur doit transmettre au salarié les informations utiles à la préparation de l’entretien professionnel, en particulier la liste des formations sur lesquelles il s’est engagé à coconstruire et à co-financer dans le cadre du CPF.
Suite à chaque entretien, l’employeur doit formaliser l’échange par écrit, en remettre une copie à son collaborateur.
Les informations recueillies à l’occasion de l’entretien doivent être conservées afin de préparer les entretiens professionnels à venir et d’établir l’état des lieux récapitulatif.
Pour accompagner les entreprises dans la réalisation des entretiens professionnels, un modèle de support d’entretien professionnel ainsi qu’un modèle de support d’état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié, sont disponibles dans la boite à outils relative à la co-construction dans le cadre du CPF au sein de votre espace personnel Constructys.
Compte-tenu de la volonté de faire de l’entretien professionnel le lieu d’une véritable démarche partagée pour construire des projets de formations concertés, l’accord du 11 mai 2023 modifie la périodicité des entretiens professionnels pour les entreprises de Travaux Publics.
Le salarié bénéficie désormais d’un entretien professionnel tous les 3 ans (et non plus tous les 2 ans), tout en maintenant tous les six ans l’entretien d’état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié.
On passe donc d’un cycle « entretien classique – entretien classique – entretien-bilan » à un cycle « entretien classique – entretien-bilan ».
Cette nouvelle périodicité s’applique aux cycles d’entretien en cours et aux cycles d’entretien suivants.
Tous les 6 ans, l’entretien professionnel permet de faire un état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié dans l’entreprise.
Cet état des lieux doit permettre de vérifier que le salarié a bénéficié au cours des 6 dernières années des entretiens professionnels prévus et d’apprécier s’il a :
Cet état des lieux doit faire l’objet d’un document écrit dont une copie est remise au salarié.
L’entretien professionnel doit être systématiquement proposé au salarié qui reprend son activité après une période d’interruption due à l’un des cas suivants :
Cet entretien peut avoir lieu à l’initiative du salarié à une date antérieure à la reprise de poste.
Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, lorsque, au cours de ces six années, le salarié n’a pas bénéficié des entretiens prévus et d’au moins une formation autre qu’une formation obligatoire (formation qui conditionne l’exercice d’une activité ou d’une fonction, en application d’une convention internationale ou de dispositions légales et réglementaires), l’employeur doit abonder le CPF du salarié à hauteur de 3 000 €.
Ce versement devra être effectué auprès de la Caisse des dépôts et consignations, au plus tard, le dernier jour du trimestre civil suivant la date de l’entretien d’état des lieux du parcours professionnel
Ce versement s’effectue au moyen du portail Edef.
En vue de la consultation sur la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et l’emploi, l’employeur met à la disposition des membres du comité social et économique, des délégués syndicaux et, le cas échéant, des membres de la Commission formation, les informations sur la mise en œuvre des entretiens professionnels et de l’état des lieux récapitulatifs :
Cette communication se fait par l’intermédiaire de la base de données économiques, sociales et syndicales.
27/10/2025 • Article • FNTP
La loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l’emploi des salariés expérimentés et relatif à l’évolution du dialogue social a été publié au Journal Officiel du 25 octobre 2025.
16/01/2026 • Article • FNTP
Les Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) correspondent à un emploi identifié et sont créés lorsqu’aucun diplôme ou titre homologué n’existe dans ce domaine. Leur objectif est de valider et reconnaître des compétences professionnelles spécifiques développées par un salarié dans son emploi. Cette validation peut, dans certains cas, intervenir à l'issue d'un parcours de formation. Chaque CQP est rattaché à un niveau minimal d 'accueil des classifications du BTP.
15/01/2026 • Article • FNTP
La loi dite « Immigration » du 26 janvier 2024 prévoit la possibilité pour l’employeur, dans le cadre du plan de développement des compétences, de proposer, aux salariés allophones, des formations visant à atteindre un certain niveau de connaissance de la langue française (C. trav., art. L. 6321-1). Pour les salariés allophones signataires du contrat d’intégration républicaine (CIR) et engagés dans un parcours de formation linguistique visant à atteindre ce niveau, ces actions de formation constituent un temps de travail effectif et donnent lieu au maintien de la rémunération par l'employeur pendant leur réalisation (C. trav., art. L. 6321-3). La loi instaure également une autorisation d’absence de droit pour les formations en français langue étrangère choisies par les salariés allophones signataires du contrat d’intégration républicaine, financées par le compte personnel de formation (CPF) et réalisées en tout ou partie durant le temps de travail. Afin que ces dispositions puissent pleinement être appliquées, deux décrets en date du 30 décembre 2024 sont venus encadrer les périodes de formation des salariés allophones et définir le niveau de connaissance de la langue française à atteindre. (JO du 31 décembre 2024, décrets n°2024-1243 et n°2024-1245).
12/01/2026 • Article • FNTP
Loin d’être un sujet périphérique, la mixité professionnelle constitue un levier concret pour élargir les viviers de talents, moderniser les pratiques et renforcer la dynamique des entreprises. Si des freins subsistent, de nombreuses initiatives montrent qu’il est possible d’agir efficacement, notamment en matière de recrutement, d’intégration, de conditions de travail et de management.
07/01/2026 • Article • FNTP
Chaque année, l’OPCO de la Construction définit les modalités de prise en charge des formations. Vous trouverez ci-après les modalités de prise en charge pour 2026 qui s’appliquent pour toute action de formation débutant à partir du 1er janvier 2026. Si vous souhaitez de plus amples renseignements et être accompagné dans vos démarches, n’hésitez pas à prendre contact avec votre conseiller Constructys dans votre région.
06/01/2026 • Article • FNTP
Le décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025 , porte à compter du 1er janvier 2026,le montant du SMIC brut horaire à 12,02 euros (augmentation de 1,18 %), soit 1 823,03 euros mensuels sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires. Cette revalorisation du SMIC impacte la rémunération des apprentis et des bénéficiaires de contrats de professionnalisation.
05/01/2026 • Article • FNTP
Dans le contexte de l’absence d’adoption de loi de finances pour 2026, le ministère du travail a annoncé dans un communiqué de presse que pour les contrats conclus à partir du 1er janvier 2026, les employeurs pourront uniquement prétendre à l’aide unique à l’apprentissage (celle prévue par le code du travail). Par conséquent, l’aide exceptionnelle est, pour le moment, suspendue depuis le 1er janvier 2026.
05/01/2026 • Article • FNTP
Le Compte Personnel de Formation (CPF) est une nouvelle modalité d'accès à la formation créée par la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale. Il est entré en vigueur le 1er janvier 2015 et remplace depuis cette date, le Droit Individuel à la Formation (DIF). Il permet à toute personne active, dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à la date à laquelle elle fait valoir l’ensemble de ses droits à la retraite, d’acquérir des droits à la formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle.