Quatre ans après, quels enseignements tirer du ZAN ?
05/06/2026 • Article
Au terme de ces premières années de mise en œuvre, le bilan du ZAN apparaît pour le moins contrasté. La trajectoire de sobriété foncière est désormais largement intégrée par les collectivités et contribue à faire émerger de nouvelles pratiques d'aménagement. Si la mise en œuvre du ZAN n’a pas suscité de baisse des recettes fiscales des collectivités locales, elle a néanmoins entrainé des surcoûts dans les opérations de construction. Les intercommunalités signalent par ailleurs une augmentation des tensions sur le foncier disponible, en particulier économique, les conduisant a refuser des projets d’implantation ou d’extension économique.
La FNTP n’a jamais été opposée par principe à la sobriété foncière mais elle a très vite dénoncé les excès du ZAN en appelant à une meilleure conciliation avec le besoin de réindustrialisation et d’équité entre les territoires. Elle a notamment défendu l’objectif d’une meilleure conciliation avec les autres objectifs de la transition écologique, en particulier la décarbonation des mobilités, l’efficacité énergétique, l’économie de ressource ou l’adaptation des territoires au changement climatique. La réalisation de ces objectifs peut, en effet, s’avérer artificialisante. Ils revêtent pourtant un degré d’importance équivalent.