Jusqu’au 1er avril 2021, cette procédure nécessitait un passage par une ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement) ou une IOTA (installations, ouvrages, travaux et activités prévus au titre de la législation de l’eau) afin d’assurer le traitement et l’opération de valorisation.
Depuis le 1er avril, tout producteur ou détenteur de déchets peut demander à l’autorité compétente de fixer des critères pour que des déchets qu’il produit ou détient cessent d’avoir le statut de déchets ( Décret n° 2021-380 du 1er avril 2021 relatif à la sortie du statut de déchet)
L’autorité compétente précisera par arrêté :
- Les déchets autorisés utilisés en tant qu’intrants pour l’opération de valorisation ;
- Les procédés et techniques de traitement autorisés ;
- Les critères de qualité applicables aux matières issues de l’opération de valorisation.
En matière de contrôle, une attestation de conformité devra être établit et le contrôle par un tiers, le cas échéant accrédité peut être envisagé voir rendu obligatoire pour les déchets dangereux, les terres excavées ou les sédiments qui cessent d’être des déchets comme fixée par la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.
L’arrêté précisera alors les modalités de gestion de la qualité afin de prouver le respect des critères de fin du statut de déchet (contrôle, autocontrôle voire accréditation en cas d’intervention d’un tiers).
Pour les terres excavées et les sédiments, un arrêté fixe depuis le 28 juin 2021, les critères de sortie de statut de déchets préparés en vue de leur utilisation en génie civil ou en aménagement.