Parallèlement, le développement des énergies renouvelables est confirmé, mais avec des inflexions notables.
Le photovoltaïque demeure une filière importante du mix électrique. La PPE 2 visait 44,5 GW en 2028 ; la PPE 3 projette désormais entre 55 et 80 GW en 2035, soit un objectif révisé par rapport à certaines trajectoires antérieures envisagées à long terme avec notamment un ralentissement de la dynamique après 2030.
L’éolien terrestre illustre aussi cette révision. Alors que la PPE 2 fixait un objectif de 34 GW en 2028, la PPE 3 prévoit 35 à 40 GW en 2035.
En revanche, l’éolien en mer change d’échelle et devient l’un des principaux vecteurs d’augmentation des capacités électriques après 2030.
L’hydroélectricité, première source de production d’électricité renouvelable en France, devrait connaître une hausse modérée. Après une progression limitée dans la PPE 2 (autour de 25,3 à 25,9 GW entre 2017 et 2023), la PPE 3 prévoit de passer 28,7 GW en 2035. L’enjeu réside dans la modernisation des ouvrages existants et le développement des capacités de stockage via les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), essentielles à l’équilibre du système électrique.
La chaleur renouvelable connaît également une accélération significative, traduisant une volonté de réduire structurellement la dépendance au gaz dans les bâtiments et l’industrie. Enfin, la baisse des énergies fossiles s’intensifie nettement dans la PPE 3, avec des rythmes annuels de réduction plus ambitieux que dans la trajectoire précédente.