Oui. Même si les chantiers évoluent d’une année à l’autre (en nombre, en taille, en typologie), les ordres de grandeur des émissions de gaz à effet de serre restent relativement stables. Les BEGES d’une entreprise présentent donc généralement une cohérence d’une année sur l’autre, ce qui permet de suivre des tendances utiles.
Néanmoins, lorsque les chantiers varient fortement d’une année à l’autre (par leur taille, leur nature, leur durée ou leur localisation), cela rend plus complexe l’analyse comparative des bilans carbone® annuels d’une entreprise. Pour garder une lecture pertinente d’un BEGES entreprise dans ce contexte, voici comment structurer l’analyse d’une année sur l’autre :
- Distinguer les facteurs structurels des facteurs conjoncturels
- facteurs structurels : parc matériel, organisation interne, process standards, flotte de véhicules, achats récurrents… Ces postes évoluent peu et servent de repères stables ;
- facteurs conjoncturels : nature des chantiers, durée, type de travaux (VRD, terrassement, ouvrage d’art…), recours à la sous-traitance… Ces éléments peuvent faire varier fortement les émissions d’une année à l’autre.
- Utiliser des indicateurs d’intensité carbone
- tCO₂eq / chiffre d’affaires
- tCO₂eq / m³ de terrassement / m² de surface créée
- Ces ratios permettent une comparabilité dans le temps, même si l’activité varie.
- Contextualiser chaque BEGES
Il est intéressant d’intégrer dans chaque BEGES un résumé des principaux chantiers réalisés, un commentaire sur les éventuels facteurs de hausse ou de baisse des émissions, une explication des écarts par rapport à l’année de référence (réduction ou amélioration due à des actions ou simple effet d’activité).
- Mettre à jour l’année de référence si nécessaire
Si l’entreprise subit un changement structurel important (fusion, acquisition, changement de métier), il peut être nécessaire de :
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- changer l’année de référence pour garder une trajectoire crédible ;
- ou recalculer rétroactivement les années précédentes si l’on a affiné ses données.