La REP PMCB vise uniquement les matériaux destinés au bâtiment. Mais le décret du 31 décembre 2021, en incluant les matériaux minéraux dits « à double usage » – béton prêt à l’emploi, granulats, produits préfabriqués – a entraîné, malgré elles, l’assujettissement des entreprises de travaux publics à cette écocontribution, ces matériaux étant également utilisés sur leurs chantiers. Si un mécanisme d’exonération existe, il n’est applicable qu’en vente directe : l’entreprise remet une attestation sur l’honneur précisant que les matériaux sont destinés aux travaux publics. En vente indirecte, ce mécanisme est totalement inopérant. Or la quasi-intégralité des produits préfabriqués et une part des granulats transitent par des revendeurs. En vente directe, certains producteurs refusent de prendre en considération les attestations d’exonération.
Les entreprises de travaux publics s’acquittent donc d’une écocontribution sur des matériaux hors du champ de la REP, sans contrepartie. La FNTP conteste ce dispositif depuis l’origine. Elle a formulé un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’État estimant à 34 M€ les écocontributions indûment payées par les entreprises de TP en 2024*.


