Dans sa première phase, le MACF couvre un nombre limité de secteurs identifiés comme particulièrement émetteurs et exposés au risque de fuite de carbone : le ciment, le fer et l’acier, l’aluminium, les engrais, l’électricité et l’hydrogène. L’application du mécanisme dépend des codes de nomenclature douanière (codes NC) associés aux produits concernés, ce qui implique une vérification fine, produit par produit, au moment de l’importation.
L’assujettissement repose également sur un seuil quantitatif. Un importateur est concerné par le MACF lorsqu’il introduit sur le territoire douanier de l’Union européenne 50 tonnes ou plus, par an et par catégorie de produit, relevant du champ d’application du mécanisme. En dessous de ce seuil annuel par produit, les obligations financières ne s’appliquent pas, même si les obligations déclaratives peuvent subsister durant la phase transitoire. Ce critère impose donc aux entreprises de suivre avec précision leurs volumes d’importation par code NC.
Certaines exemptions sont prévues, notamment pour les envois d’une valeur intrinsèque inférieure à 150 euros ou pour les produits originaires de pays participant déjà au marché carbone européen ou disposant d’un système pleinement couplé.
Le dispositif s’applique aux territoires intégrés au territoire douanier de l’Union européenne, y compris les départements et régions d’outre-mer concernés. En revanche, pour les collectivités situées hors du territoire douanier, le MACF ne s’applique pas localement mais devient applicable lors de l’entrée des marchandises sur le territoire douanier de l’Union.