La mobilisation de la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP) a conduit le Premier ministre à reconnaître le secteur des travaux publics comme l’un des secteurs les plus impactés par la crise énergétique lors de ses annonces du 21 avril.
Avec une consommation de 1 milliards de litres de gazole non routier par an, les entreprises de travaux publics sont en effet fortement impactées par la hausse des prix des hydrocarbures liée à la situation dans le détroit d’Ormuz depuis plusieurs semaines.
Les annonces du Gouvernement constituent une première étape, mais ne constituent pas, à elles seules, une réponse aux difficultés rencontrées par le secteur.
La FNTP attend maintenant des précisions sur le montant des aides annoncées, ainsi que les modalités de leur attribution. Ces dernières devront pouvoir bénéficier à l’ensemble des entreprises de travaux publics, quelle que soit leur taille.
La FNTP attend maintenant que le Gouvernement mette en œuvre deux de ses propositions, qui permettront aux entreprises de travaux publics de répercuter réellement la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières sur leurs donneurs d’ordres.
Tout d’abord, la publication par le Premier ministre d’une circulaire permettant la prise en compte des hausses de prix dans les marchés publics, sur le modèle de ce qui avait déjà été fait par Elisabeth BORNE lors de la crise en Ukraine.
Ensuite, la garantie que les indices gazole non routier, gazole, gaz et bitume actualisés par l’INSEE le 16 avril dernier pour prendre en compte l’évolution des prix entre les mois de février et mars seront opposables par nos entreprises dans l’intégration du calcul des index provisoires de février et les suivants.