Eau potable, assainissement, routes, mobilités, réseaux d’énergie ou encore équipements publics : les infrastructures structurent le quotidien des Français et conditionnent l’accès aux services essentiels. Lorsqu’elles fonctionnent, elles passent souvent inaperçues. Lorsqu’elles se dégradent, leurs effets sont immédiats. Aujourd’hui, 70 % des Français déclarent avoir rencontré au moins un problème d’infrastructure dans leur commune au cours des douze derniers mois (étude Terram, 2025), un chiffre qui illustre l’ampleur des besoins et des attentes dans les communes de France.
Ces difficultés ne sont pas seulement techniques. Elles pèsent directement sur la vie quotidienne, la mobilité et l’accès à l’emploi. 46 % des Français indiquent avoir déjà renoncé à une opportunité professionnelle ou à un événement personnel en raison d’un problème de déplacement (étude Terram, 2025). À travers l’état des infrastructures, c’est aussi le sentiment de présence du service public et la capacité d’un territoire à fonctionner normalement qui sont en jeu.
Face à ces attentes, l’échelon local est déterminant. Les élus disposent de leviers concrets pour agir, et cette proximité est largement reconnue par les citoyens : 77 % des Français considèrent leur maire comme l’élu le plus proche de leurs préoccupations (étude Gazette des communes, 2025).
Investir dans les infrastructures permet d’améliorer le cadre de vie, mais aussi de soutenir l’économie locale. Les entreprises de travaux publics, fortement ancré dans les territoires, génèrent de l’emploi non délocalisable : 1 million d’euros d’activité finance 7 emplois directs et 3 emplois indirects (données FNTP).
Les infrastructures sont également au cœur des réponses à apporter face au changement climatique. Les attentes sont fortes : 77 % des Français estiment que leur maire n’agit pas suffisamment contre le dérèglement climatique (sondage ICI – Odoxa, 2025).
Adaptation des réseaux d’eau, développement des mobilités décarbonées, renaturation des villes, désimperméabilisation des sols ou ouvrages de protection face aux aléas climatiques constituent autant de leviers d’action concrets à l’échelle locale. À l’inverse, le report des investissements fragilise durablement les territoires. Le manque d’entretien crée une dette grise et une dette climatique, dont le coût sera plus élevé demain : pour les infrastructures routières, 1 euro investi aujourd’hui permettrait d’économiser entre 5 et 6 euros à l’avenir (Cerema, 2025).
Dans ce contexte, les collectivités territoriales jouent un rôle central. Elles assurent 70 % de l’investissement public civil en France, et disposent donc d’une responsabilité majeure pour répondre aux besoins d’infrastructures et préparer l’avenir.
Ce Tour de France des territoires s’ouvrira par un premier déplacement au cœur de l’Occitanie, dans le Gard et l’Aude, à la rencontre des élus locaux, des entreprises de travaux publics et autour des enjeux liés aux infrastructures de l’eau. Il se poursuivra dans les semaines suivantes dans d’autres régions.