La FNTP a réalisé avec ses Syndicats de Spécialités un référentiel de prévention des expositions au bruit et aux températures extrêmes dans les TP. Il a été homologué pour une durée de cinq ans à compter de la date de sa publication par arrêté le 5 février 2019 (JO du 9 février 2019). Un décret du 25 mars 2025 est venu exceptionnellement prolongé l’homologation du référentiel jusqu’en mars 2026. Les entreprises de Travaux Publics qui le souhaitent peuvent d’ici là s’appuyer sur ce référentiel professionnel de branche, dans le cadre de la mise en œuvre du compte professionnel de prévention (C2P).
Il sécurise également juridiquement l’employeur qui l’applique pour déterminer l’exposition de ses salariés. En cas de contestation de la part d’un salarié, même si celle-ci aboutit à une rectification après examen de la situation par un conseiller enquêteur, l’employeur ne pourra pas se voir appliquer de pénalité pour déclaration inexacte ou de majoration de retard. L’employeur est ainsi présumé de bonne foi.
Il est recommandé d’organiser un groupe de travail rassemblant les ressources humaines et les personnels traitant de la prévention de la santé-sécurité dans l’entreprise pour le mettre en œuvre. Cependant, l’évaluation de l’impact du C2P reste de la responsabilité du chef d’entreprise.
Ce référentiel s’inscrit dans le cadre des nouvelles dispositions de l’ordonnance n° 2017-1389 du 22 septembre 2017 qui ont sorti les facteurs des manutentions manuelles, des postures pénibles, des vibrations et des risques chimiques du compte professionnel de prévention au 1er octobre 2017. Pour ces facteurs, les salariés bénéficient d’un départ anticipé à la retraite et d’un abondement de leur compte personnel de formation (CPF) sous conditions d’IPP.
Chaque entreprise doit apprécier dans quelle mesure les conditions définies par chaque famille d’emploi sont réunies sur ses chantiers pour déterminer l’exposition des salariés.
Pour cette évaluation sont considérés :
Attention ! Le dispositif de déclaration ne s’applique pas aux travailleurs titulaires d’un contrat de travail d’une durée inférieure à un mois.
Une entreprises de TP peut faire usage du référentiel homologué d’une autre branche uniquement pour des postes au sein de son entreprise dont elle ne retrouverait pas trace dans le référentiel de sa branche TP. Cet autre référentiel homologué dont l’employeur de TP fait usage lui apporte également la présomption de bonne fois quant à son évaluation et sa déclaration sur les postes concernés. Cela signifie qu’en cas de contestation de la part d’un salarié, même si celle-ci aboutit à une rectification après examen de la situation par un conseiller enquêteur, l’employeur ne pourra pas se voir appliquer de pénalité pour déclaration inexacte ou de majoration de retard.
L’employeur peut impliquer le CSE ou le CHSCT dans l’évaluation de l’exposition aux facteurs mais il n’a pas l’obligation de les consulter. Ils n’ont pas accès aux documents et déclarations à caractère nominatif relatifs à l’exposition des travailleurs éligibles au C2P.
L’entreprise de travail temporaire déclare l’exposition des salariés dont elle est l’employeur. Sa déclaration se fonde sur les informations transmises par l’entreprise utilisatrice dans le cadre du contrat de mise à disposition. Celui-ci indique à quels facteurs de risques professionnels le salarié temporaire est exposé au vu des conditions habituelles de travail caractérisant le poste occupé, appréciées en moyenne sur l’année par l’entreprise utilisatrice. En tant que de besoin et à l’initiative de l’entreprise utilisatrice, un avenant au contrat de mise à disposition rectifie ces informations.
Le dispositif ne s’applique pas aux travailleurs détachés, aux fonctionnaires, aux salariés relevant de régimes spéciaux (RATP, SNCF…), aux salariés du particulier employeur. Il s’agit notamment des personnels des industries électriques et gazières, de la RATP, de la SNCF, marins, titulaires du Port autonome de Strasbourg et des personnels des mines et des entreprises assimilées.
Pour ces salariés, l’employeur établit une fiche individuelle de suivi indiquant les facteurs de risques professionnels auxquels ils sont exposés au-delà des seuils. Cette fiche est remise au salarié à la fin de son contrat ou au terme de chaque année civile. De son côté, l’employeur conserve cette fiche pendant 5 ans.
Elle concerne les entreprises ou groupes d’au moins 50 salariés dont :
Les entreprises peuvent se rapprocher de leur Syndicat de Spécialités pour être accompagnées dans la réalisation des évaluations et actions à mettre en œuvre sur les 10 facteurs de risques professionnels et plus particulièrement sur ceux sortis du C2P (manutentions manuelles, des postures pénibles, des vibrations et des risques chimiques).
Les entreprises qui rencontrent des difficultés avec les CARSAT ou avec les DREETS dans l’application du référentiel et/ou l’obligation de négocier peuvent contacter rapidement la FNTP afin d’obtenir une aide (santesecurite@fntp.fr)
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28/08/2025 • Article
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