En pratique, cette révision ne bouleverse pas profondément le fonctionnement actuel des CEE. Elle introduit toutefois plusieurs évolutions notables, parmi lesquelles la clarification de la notion de questions transnationales, le renforcement de l’équilibre entre les femmes et les hommes, ainsi que la suppression de l’exemption dont bénéficiaient les accords conclus avant la directive 94/45/CE.
Certaines modifications pourraient néanmoins s’avérer plus contraignantes pour les entreprises. C’est notamment le cas des règles relatives à l’information et à la consultation, désormais clairement distinguées comme deux étapes distinctes, ainsi que de la prise en compte accrue des positions syndicales : le CEE doit rendre un avis « dans un délai raisonnable » et les représentants des salariés ont droit à une « réponse écrite et motivée de la direction centrale (…) avant l’adoption de la décision ». Par ailleurs, les dispositions relatives à la confidentialité des informations pourraient également renforcer les contraintes pesant sur les entreprises dès lors qu’elles ne souhaitent pas transmettre ces informations.