En pratique, la mise en œuvre de ces règles par l’employeur doit s’effectuer avec précaution.
D’une part, comme l’avait déjà indiqué la Cour de cassation, il doit s’assurer que l’emploi de reclassement proposé est, en pratique, compatible avec les préconisations du médecin du travail, le cas échéant en sollicitant l’avis du médecin ( Cass. soc., 21 juin 2023, n° 21-24.279).
D’autre part, il ne doit pas immédiatement enclencher la procédure de licenciement si le salarié refuse le reclassement l’estimant incompatible avec les préconisations médicales.
En cas de contestation du salarié sur cette compatibilité, l’employeur doit à nouveau saisir le médecin du travail pour lui détailler les tâches qu’implique le poste de reclassement proposé et recueillir son avis sur sa compatibilité avec les préconisations médicales. Ce n’est que si le médecin du travail confirme cette compatibilité, et que le salarié maintient son refus du poste, que l’employeur pourra licencier le salarié pour inaptitude.