Selon la Fédération des assurances (FFA), le coût des catastrophes climatiques (sécheresse, inondations, submersions marines, tempêtes) devrait presque doubler au cours des 30 prochaines années pour atteindre 143 Md€ sur la période 2020 – 2050.
Face à ce constat apparaît la nécessité d’investir dans les infrastructures du territoire pour se préparer aux aléas et limiter les dégâts. Une étude de Carbone 4 estime que l’investissement annuel additionnel nécessaire pour adapter les infrastructures existantes, construire des ouvrages de protection et adapter les réseaux d’eau, s’élèverait à près de 4,5 Md€ sur la période 2021 – 2050.
Il s’agit à la fois d’investissements curatifs, correspondant au coût de la reconstruction des ouvrages endommagés, et d’investissements préventifs, visant à éviter tout ou partie des dommages attendus.
Alors qu’elles sont indispensables, la place des infrastructures dans l’adaptation au changement climatique reste encore peu documentée. Cependant, peu à peu, le sujet gagne du terrain. L’Institut de l’Économie pour le Climat (I4CE) estime par exemple qu’il faudrait investir 325 M€ supplémentaires par an pour financer des actions ciblées sur les points critiques des réseaux de transport.
S’agissant des réseaux numériques, l’association InfraNum chiffre à 10 Md€ le besoin d’investissement pour enfouir 50 % des câbles aériens de fibre optique particulièrement exposés aux intempéries.
Il devient alors évident que l’adaptation au changement climatique ne pourra pas se faire sans adapter nos réseaux d’infrastructures.